14ème Jour - Mercredi 28 Avril - Plovdiv - Bloqué frontière Turque)

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English corner

Wednesday April 28th. Plovdiv

Mentally challenged children
Piano concert outside, in front of the Plovdiv Cultural Center.
Leaving Plovdiv for the Turkish border.

14ème jour - Mercredi 28 avril

Plovdiv (Bulgarie)

11h : centre pour enfants handicapés

18h concert devant le centre culturel de Plovdiv

20h -24h Plovdiv - frontière Bulgaro- turque

à partir de 2h du matin - bloqué à la frontière turque....

"Quand on croit les choses sont simples"

Anne Djevelekova est française, mariée à un bulgare. Fondatrice de l'association Artistes sans aucune frontière, dont Marc Vella est le parrain, elle a tenu à ce que la Caravane amoureuse fasse halte à Plovdiv, dans une école pour handicapés mentaux, nous avons reçu un accueil infiniment chaleureux.

- Anne, dans quels domaines agit l'association "Artistes sans aucune frontière"
- Elle a trois poles d'action. Il y a d'abord notre Festival Artistique insolite qui vivra sa deuxième édition les 2 et 3 juillet prochain à Asnières-sur-Seine. Le but est que les gens se découvrent entre eux, qu'ils soient handicapés ou pas, à travers la peinture, la sculpture, la danse, la poésie... On veut que l'art contribue à faire tomber la barrière du handicap. Cette année notre festival s'internationalise : il y aura plus de 200 personnes handicapées venues d'Ile-de-France, de Pologne, de Hongrie et de Bulgarie. Le deuxième pôle d'action est le développement des arts dans des endroits plus défavorisés, afin d'éviter la violence et les morts. Le troisième pôle s'est fixé pour mission l'insertion des handicapés par le biais d'associations. Les handicapés mentaux ou sensoriels (non-voyants) ça passe mais les schizophrènes, par exemple, personne ne veut en entendre parler, alors qu'ils sont souvent très fins, intelligents et sensibles et que l'on pourrait les affecter à des tâches très particulières : retirer de l'argent à la banque, porter des plis à la poste etc...

- Marc Vella est le parrain de votre association. Comment vos chemins se sont-ils croisés ?
- Pour la première édition du festival Artistique insolite je recherchais un parrain. J'ai entendu Marc à la radio. J'ai vu qu'il n'hésitait pas à se rendre dans des coins retirés. Alors je lui ai écrit. Et contrairement aux autres qui ne s'intéressent pas à des petits comme nous, Marc à tout de suite été touché par ce qu'on faisait.

- Quels effets peut avoir le passage de la Caravnne amoureuse sur le sort des handicapés en Bulgarie ?
- Elle peut contribuer à plus de souplesse, car les handicapés en Bulgarie, on essaie de les formater. On les planque, on ne montre que les plus facile. Le handicap ici, c'est encore un sujet difficile, comme ça l'était en France il y a trente ans. Il faudrait arriver à montrer que la différence, ce n'est pas si dramatique que ça et sirtir le handicap du côté honteux qu'il véhicule. Les personnes handicapées vont à l'essentiel, elles sont claires, directes.

- Votre foi, où allez-vous la chercher ?
- Quand on croit les choses sont simples et on y arrive. Si on ne croit pas en elles, les personnes handicapées iront vers l'échec. Mais si on pense qu'elles peuvent réussir quelquechose de beau, elles feront queluqechose de beau.

Propos receuillis par Hervé

Instantané

L’enfant autiste et le « non »

Ce matin, une longue « conversation » s’est établie entre un enfant autiste et moi, à propos de son désir de ne pas se laisser approcher. J’étais allée vers lui et il s’était fermé, me faisant une moue de refus, le dos à moitié tourné. M’étant arrêtée, il m’observa. Je me rapprochai doucement, il releva son col de veste sur le visage, ses yeux m’épiant de temps en temps. J’imitai ses gestes, il renchérit, une lueur espiègle dans les yeux. Un jeu d’expressions d’approche et de refus nous relia tous deux et il me cherchait du regard si je m’éloignais de lui. Je lui envoyai un baiser de la main et, à distance, un sourire malicieux éclaira son visage si sérieux.

Michèle

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Instant de fête dans un centre d’handicapé, où les caravaniers s’amusent avec les pensionnaires pour contacter la muse. A MUSE

Charlou

 

Centre pour enfants handicapés

 

Ouha !!!

 

L'instrument de musique comme premier lien

Pour nous accueillir, quelques jeunes filles se sont mises en costume

Spontanément une première petite fille s'approche en douceur du piano

puis ose poser ses doigts

 



Chichi, telle un petit elfe



Quand les couleurs se mélangent

Au revoir

 

Concert devant le centre culturel de Plovdiv

Rencontre avec le gardien du centre culturel qui nous en ouvre fièrement les coulisses




Concert sur le parvis du centre culturel

Le directeur du centre culturel déclame des vers sur une musique de Marc

 

 

Le directeur écrit sur Caribou la devise du centre culturel : " je t'aime" en Bulgare

 


Départ de Plovdiv, vers 19 heures, direction la Turquie, juste après le concert donné devant le Centre Culturel. Marie-Astrid nous joue un impromptu de Schuman, très apprécié par un public venu nombreux. Un pianiste bulgare vient au clavier et nous interprète une étude de Scriabine. Pour ma part, je joue les 9 premiers tableaux de la porte des mondes. La soirée se termine avec de la danse. Charlou une fois de plus nous emporte avec ses chants occitans. Beaucoup d'émotion encore pour ce départ. Albena, Crasimir et tous les autres qui nous ont organisé notre venue et accompagné sur Plovdiv sont là pour nous dire au revoir. On se prend dans les bras, on se serre, on pleure même… Crasimir nous écrit "Je t'aime" en bulgare : " " sur le bus, avec minutie. Minuit, arrivée au poste frontière… Les cinéastes passent sans problème ainsi que mon fourgon piano. Nous allons au café de la première station service après le poste de douane et là nous attendons les trois bus avec les 50 caravaniers. 50 passeports à contrôler, nous savons que cela risque d'être assez long. Alors nous commandons du pain turc avec des olives et du thé. Deux, trois, quatre heures du matin… On se demande ce qui se passe. C'est long, terriblement long. Dans le même temps, nous sympathisons avec le gars qui fait cuire le pain et le directeur du café. Nous leur parlons de notre aventure, montrons quelques photos. Visiblement très touchés par le fait que nous venons "envahir amoureusement" leur pays, il nous offre pain et olives en abondance. Quatre heures trente, j'appelle Luis avec la CB.

  • Alors, vous en êtes où ?
  • On ne passe pas.
  • Comment ça ?
  • On vient d'être reconduits par des voitures de police en Bulgarie.
  • Tu blagues…
  • Non, c'est tout ce qu'il y a de plus sérieux.
  • C'est quoi le problème ?
  • Les chauffeurs de bus doivent avoir un visa spécial… Apparemment, il faudrait que nous retournions sur Plovdiv. Il y a un consulat là-bas qui est censé nous le faire dans la journée.
  • Ok, c'est une mauvaise nouvelle mais bon, il y a une solution, alors tout va bien. Bivouaquez non loin de la frontière avec les bus et tous les caravaniers et vous les chauffeurs, partez en taxi sur Plovdiv pour régler ce contretemps. Nous, on file vers Istanbul.
  • Ok, a demain alors.
  • A demain… On vous embrasse tous. Courage !