12ème Jour - Lundi 26 Avril - Parc de Rila - Plovdiv (Bulgarie)

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12ème Jour - Lundi 26 Avril -

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Monday April  26th. From Rila to Plovdiv

Welcomed by Albena and Krasimir    director of Plovdiv Cultural Center.

Parc de Rila - Plovdiv (Bulgaria)

 

RILA - 1500 m

Parc de Rila au petit matin

Pensée d'Omraam Mikhaël Aïvanhov sur le langage de la nature

Alain a choisi ce passage qui illustre ce que nous avons vécu.

 

« Savoir interpréter le langage des fleurs, des arbres, des oiseaux, etc., est un don que peu de personnes possèdent. Mais chacun de vous peut leur parler, et parler aussi aux rochers, aux lacs, aux rivières, aux montagnes. Ce que vous créez dans le monde subtil non seulement par vos paroles, mais par vos pensées, vos sentiments, vos désirs, vos gestes, est un langage, et même l’unique langage réel ; c’est lui qui s’inscrit, qui se grave dans les archives de l’univers, et un jour, évidemment, il produit des résultats. Vous devez donc toujours « parler », toujours créer, en vous préoccupant seulement que ce soit pour le bien ; à ce moment-là toute la nature est obligée de faire son travail de réalisation, de concrétisation. Car la nature se soumet au Verbe divin. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov fut un disciple du maître Peter Deunov qui vécut en Bulgarie (1864-1944). Peter Deunov avait pour coutume de mener ses disciples sur les montagnes de Rila et sur le mont Vitocha, afin de se  retrouver en présence des énergies les plus subtiles de la nature.

 

10 h 30 Caribou s'envole.....

Dix heures, la Caravane quitte le site. Les bus Kagi, Gédéon sortent sans difficultés du parking. Caribou s'engage à son tour dans le chemin de pierrailles en pente et s'enlise. Le chauffeur Pablo insiste, rien à faire. Complètement bloqué, le bus se retrouve avec la roue avant droite en l'air, les deux roues arrières tordues et le pneu arrière gauche enfoncé jusqu'à la gente. Tout le monde sort du bus consterné. On sort les pioches, les pelles, rien ne bouge. Kagi revient en marche arrière, la solution serait de le tirer avec un câble. Mais la route de graviers ne permet pas la manœuvre. Les 20 tonnes de Caribou sont plantées. Chacun a une idée sur la question, mais aucune solution réellement concrète. On apprend qu'un tractopelle va arriver d'ici deux heures. Soulagement général. Une heure plus tard, alors que je suis en train de lire, je vois Caribou passer devant moi. Je lâche mon bouquin et cours voir le chauffeur Pablo.

 

  • Mais ça y est, vous l'avez sorti ? Le tractopelle est arrivé ?
  • Il est sorti tout seul mon gars.
  • Comment est-ce possible ?
  • Eric a lu la notice et vu qu'il y a un système de suspension à coussin d'air. J'ai appuyé sur le bouton et le bus est monté tout seul. Il s'est remis sur ses quatre roues, j'ai fait marche arrière, puis j'ai pris mon élan et voilà.

Je reste complètement sonné par cet événement. A la fois il me remplit de joie et en même temps il me secoue dans tout mon être. Deux heures avant je disais qu'il n'était pas nécessaire d'élever les choses mais juste de les relier. Cet incident m'enseignait exactement le contraire. Je ne vois là qu'une réponse à ma missive que je ressens comme arrogante à l'égard de ces hommes accomplis. Pour sortir le bus, il fallait l'élever. Tout le monde reçoit le message cinq sur cinq. Moi le premier. Quelle puissance dans l'invisible, comme une main géante qui a joué avec notre bus de 20 tonnes, qui nous enseigne avec tellement de douceur la chose suivante : relier ne suffit pas, il est nécessaire d'avoir l'intention d'élever les choses, d'élever ce que nous sommes, nos gestes, nos actes, nos mots… il nous faut sans cesse être attentif, vigilant… Je mesure à quel point je suis juvénile, naïf, impulsif, encore trop exubérant, loin, si loin du silence, si loin de la haute conscience. Gratitude pour tout ça. Ce jour est béni entre tous.
Marc Vella

Aquarelle de Michel

Parlez-moi d’amour

La caravamoureuse du jour : Karin, 60 ans et des poussières... vit à Paris 16e, administratrice de société, passionnée par les voyages ( Asie et Afrique) et par la danse.

- Ce qu’on a fait de plus beau par amour pour toi
- Lors d’une halte dans une ethnie minoritaire du nord de la Thaïlande, nous nous trouvions dans une case sur pilotis. Le repas était composé d’une grosse boule de riz gluant et d’un petit poisson de la taille d’une sardine que le chef avait partagé entre les membres de sa famille. Chacun a rendu son morceau de poisson au chef qui l’a reconstituée et me l’a offerte. Il se sont privés de protéines pour moi.

- Ce que tu as fait de plus beau par amour
- Accepter, à l’âge de 10 ans, d’entrer dans un orphelinat pour soulager financièrement ma grand-mère, moi qui ne supporte pas l’enfermement.

- Quel est pour toi le symbole de l’amour ?
- Le soleil, car il réchauffe les coeurs et les âmes.

- Une phrase que tu aimes tout particulièrement
- Réussir sa vie, c’est simplement aimer.

- Ce qui t’a donné envie de te joindre à la Caravane amoureuse
- Je suis allée voir à Paris le film de la Caravane 2008. A la fin, j’ai simplement demandé à Marc : puis-je venir ? Au fur et à mesure de ce qu’il exprimait, j’avais l’impression que toutes mes cellules bouillaient d’impatience et de joie, car j’avais enfin trouvé ce que j’attendais depuis si longtemps.

 

 

Arrivée à Plovdiv