30ème jour - Vendredi 14 mai - Liban - Baalbeck

argaiv1123

 

English Corner

Friday, May 14th - Baalbeck

After a night passed a few kilometers after the Syrian - Lebanese border, we head ourselves toward Baalbeck. Welcomed by the French Cultural Service of this town, the Caravaniers are divided into ten groups for visiting the different cultural and human organizations. After a visit of the Roman ruins of Baalbeck (splendid) and a concert in front of the French Cultural Service, most of the Caravaniers are invited to dine and sleep at the home of the Baalbeck residents. Unforgettable moments !

30ème jour - 14 mai - Liban - Baalbek

La Caravane passe...

Le Liban nous tend enfin ses bras, direction Baalbeck, où nos hôtes s'excusent des problèmes rencontrés à la frontière et expriment leur regret de n'avoir pu nous accueillir dans les familles la veille au soir.



Plus de temps à perdre, les caravaniers se répartissent dans différents groupes pour découvrir la vie sociale et culturelle de Baalbeck, emmenés par des habitants fiers d'expliquer leurs projets.



La municipalité nous accueille avec unn grand banquet qui nous fait découvrir les spécialités locales



Soleil d'après-midi entre les colonnes du temple de Jupiter

Départ pour la déambulation à travers Baalbeck avec une escorte joyeuse



un entrain gagne Baalbeck tout le long de notre traversée





partage musical au centre culturel français de Baalbeck



une complicité musicale s'établit entre les joueurs de oud et le piano de Marc



Partage de danse orientale en orient



Représentation du Dabke baalbeckois dansé traditionnellement lors des mariages

 

 




Quelle surprise d'entendre ce si beau poème surgir de ce mélange musical

 

La générosité de leur accueil se poursuit autour d'un festin, où se mélangent le français, l'anglais et l'arabe. Avidité d'échanges et de partages. Nous sommes ensuite guidés l'après-midi à la découverte de la ville et des temples de Baalbeck. S'ensuit une déambulation dans la ville avec le piano, qui draine dans son sillage les habitants interpellés par ce cortège. Sourires et danses envahissent les trottoirs, les rues, les échoppes et les coeurs pour nous mener sur le parvis du centre culturel français, où est prévu le concert du soir. Outre un duo de oud avec Marc au piano et une démonstration puissante d'une troupe traditionnelle de Dabké, ce concert sera l'occasion pour de jeunes musiciens libanais de jouer du hard rock. Nous ne saisirons la portée de cet événement que le lendemain, en apprenant que la dernière fois que ce fut possible, c'était avant la guerre. La Caravane apporte un souffle de liberté, parfois le vent tourne …

Estelle.

 

Une femme en or

Nariman, surnommée Hadji, mariée et mère de trois hommes tous très bien diplômés, est aussi cheville ouvrière dans le mouvement scout féminin libanais.


Au contact des familles de ces jeunes-filles, elle a ainsi eu l’inspiration de venir en aide à celles d’entre elles qui sont les plus défavorisées. Alors, en 98, elle prend la décision de rencontrer un ministre à Beyrouth qu’elle connaît plus particulièrement et qui l’aidera à fonder l’association « Les Doigts d’Or ». Elles étaient dix au départ, elles sont aujourd’hui 55 à se retrouver quatre jours par semaine, de 9h30 à 12h30, dans ce deux-pièces loué au cœur de Baalbeck.
En ce vendredi 14 mai, jour national de repos au Liban, elles sont une dizaine à s’être déplacées pour nous faire les honneurs du lieu.
Nous nous présentons et discutons à cœur ouvert de nos projets respectifs, pendant qu’elles nous offrent à boire et à déguster quelques unes de leurs confections culinaires. Les sourires illuminent la pièce.



Nous transportons nos sourires dans la pièce d’à côté où, après avoir regardé quelles autres spécialités elles préparent (confitures, confits de légumes, eau de fleur d’oranger, vinaigre de raisin, sirop de grenadine, olives, savons…) nous nous mettons à danser sur des musiques traditionnelles et nous laissons bientôt transporter. La joie nous envahit : que nous sommes radieuses et libérées ! Nous en profitons pour nous exercer à danser les pas de base du Dabké, la danse traditionnelle que nous danserons avec la même joie le soir même à la fin du concert.
Il ne nous reste que peu de temps pour découvrir le reste de leur artisanat : des vêtements traditionnels et autres broderies.
Merci à la chaleur de toutes ces femmes...

Nadège et Michèle

 

Rencontres

Une femme d’exception...

 

Elle s’appelle Fatmeh, elle nous accueille chez elle comme si nous étions des amis de longue date !
Mère de 5 enfants, cette dame respectable semble très active. De sa mère et de sa grand-mère, elle a appris la broderie des vêtements traditionnels libanais, ce qu’elle fait depuis 35 ans maintenant. Elle est désormais connue pour avoir créé un nouveau style de broderie traditionnelle « le tark ». Son savoir faire, elle le diffuse désormais à 295 femmes dans l’atelier qu’elle a conçu afin de les aider à travailler : une association de femmes en difficulté. En un mois, elles sont capables de concevoir une robe qui sera présentée dans l’une des nombreuses expositions des œuvres de cette association, à Beyrouth comme à l’étranger.

Elle a même représenté le Liban au 1er salon euro-méditerrannéen de la micro-entreprise féminine à Paris en 2009, salon pendant lequel une de leur plus belle création représentant toute la tradition du Liban a été vendue 10000 €.
C’est peu dire le bonheur qu’elle a eu à nous présenter avec tous les détails ces superbes créations utilisant un fil argenté typique de Baalbeck et parfois un tissu irakien particulièrement recherché : un beau symbole intégrant harmonieusement le meilleur de ce que chaque culture peut produire, et c’est cela que la caravane souhaite valoriser.

Laurence

Un homme atypique

Dans sa vie, Tamer Chreif, libanais, a exercé des métiers particulièrement divers, d’abord dans la police il est désormais professeur de mathématique. Mais cet homme distingué cache une sensibilité raffinée : c’est en français qu’il écrit des poèmes aux sonorités amoureuses qu’il nous raconte avec un plaisir non dissimulé.
Il écrit :
« Il y avait un oiseau prisonnier dans mes rêves
C’était le roi de l’amour et j’étais son élève
Il gazouillait toujours d’une façon adorable
En chantant les chansons de tous les cœurs aimables
Mais au fond des jaloux
Qu’est ce qu’ils font tous ces diables ?
Au début du printemps je chantais avec lui
Les retrouvailles de nos âmes un peu touchées de pluie
A la fin de l’été mon amour me quittait
Il ne reste que les pas imprimés sur le sable. »

Son art s’exprime aussi à travers du papier canson transformé en tableaux sur lesquels il dépose délicatement des fleurs séchées qu’il transforme en superbes paysages ou en portraits inattendus.
Laisser l’homme créer et il vous fait rêver...
----
Pour en savoir plus sur Tamer Chreif : www.tamerchreif.webs.com
Laurence

Instantané

Nous avons visité le Centre Culturel Russe fondé après la seconde guerre mondiale. De nombreux libanais allaient faire leurs études en russie et revenaient mariés avec des femmes russes. Ce centre propose des activités principalement aux jeunes (danse, ballets, judo, karaté, échecs, gymnastique, musique et langues). Les cours sont payants, les familles les plus pauvres sont aidées. Ce centre invite aussi des artistes russes. "L'objectif est de travailler pour un changement des mentalités et de connaître la vie autrement, sans défendre un idéal particulier. Les enfants progressent vite car ils sont "affamés"… Nous faisons un petit pas pour ces enfants… Nous sommes fiers d'être francophones et de participer au festival de la francophonie." indique l'animatrice.
Pour nous, le Liban est un pont entre l'Europe et l'Orient.
Guy

 

 

Parlez-moi d’amour

Le Caravamoureux du jour : Vincent, 50 ans, gestionnaire technique, vit à Avin (Belgique).
Passions : le vivant, l’humain, la nature (montagne), la musique, la lecture.

- Ce qu’on a fait de plus beau par amour pour toi *
- M’accepter (me recevoir) tel que je suis et évolue. M’avoir sauvé la vie.

- Ce que tu as fait de plus beau par amour *
- Recevoir l’autre tel qu’il est et le respecter.

* La notion de « plus belle chose » me dérange. Une petite fleur des champs est-elle plus ou moins belle qu’une rose ? C’est le regard qu’on lui porte qui compte.

- Quel est pour toi le symbole de l’amour ?
- Le regard du cœur (la connexion du cœur et du regard).

- Une phrase que tu aimes tout particulièrement
- « Le son de l’Etre essentiel retentit sans cesse. Si nous lui sommes assez accordé, il résonne en nous harmonieusement » K. G. Durkheim

- Ce qui t’a donné envie de te joindre à la Caravane amoureuse
- Le message et la philosophie qu’elle porte, qui sont un écho puissant à ce que je porte profondément et que je n’ai pas toujours oser vivre.

 

« Nous sommes aussi ce fleuve
Que nous nous plaisons
A laisser filer »
Guy