17ème Jour - Samedi 1er Mai - Istanbul

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English corner

Saturday May 1st

Istanbul – Turkey

First demonstration allowed in Istanbul.
We went to the center for « free hugs » pretty welcome by both Turkish and tourists.
Sharing of smiles, laughs, music, dances and discussions about our approach.
Of course, visit of the historic center, the impressive mosques, Galata Bridge, the Grand Bazaar.
Thank you to Magic Istanbul...

 

17ème jour - Lundi 1er mai- Turquie - Istanbul

Et la Caravane passe...


Istanbul – Turquie

 

La cité de la joie

Le 1er mai est la fête du travail en Turquie. Des manifestations sont attendues dans le centre ville avec, nous a t-on dit, un risque d’émeutes et intervention des forces de l’ordre.
Après discussion, nous partons pour le centre d’Istanbul avec la ferme intention de faire une guérilla des bisous qui prendrait d’autant plus de sens dans ce contexte.
Nous déjeunons tout d’abord dans un restaurant situé entre la Mosquée bleue et la basilique Sainte Sophie. La vue sur ces édifices et l’appel à la prière nous invitent au recueillement pendant le repas.
Forts de ces précieux instants, nous partons déambuler dans les rues d’Istanbul accompagnés de nos instruments de musique et de notre joie. L’accueil qui nous est réservé est plein de liesse. Dans la rue, hommes, femmes et enfants nous ouvrent leurs bras et leurs coeurs au son des « Sizi seviyorum » (qui signifie « je vous aime » en langue turque). Les sourires fusent de part et d’autres. Pas l’ombre d’une émeute durant cette belle journée ensoleillée dans le centre ville d’Istanbul : nous n’avons rencontré que de la Joie.

Céline I.

La forêt de minarets sur les sept collines nous accueille...

Quelque art entre la mosquée bleue et Sainte Sophie

Entrez dans la danse

Bisou chaleureux de Catia au marchand de glace

Explique moi comment ça marche, ton accordéon

 

Deux regards de femme, deux univers, le meme monde

Cherchez le serpent

 

Eclat de rire partagé

 

 

AU-DELA DES PEURS…

Aquarelle de Michel

Premier mai. Lors des réunions préparatoires, on nous a si fortement déconseillé de passer le premier mai à Istanbul que nous avons programmé cette journée comme journée de repos au bord de la mer Noire. Les difficultés au passage de la frontière ont fait voler en éclat notre programme, nous passerons donc le 1er mai à Istanbul. Une nouvelle mise en garde nous vient le matin, alors que nous nous apprêtons à partir pour le centre ville. Notre contact turc nous informe qu'il vaut mieux éviter de sortir ce jour là, trop dangereux. En effet, pour la première fois depuis de nombreuses années, les manifestations sont autorisées ; des débordements sont attendus, des affrontements violents avec des forces de l'ordre sont probables. Un climat de G8 règne, nous imaginons les casseurs, les black-blocs en action. L'acidité des grenades lacrymogènes nous est suggérée, chatouille notre imagination, surtout qu'un groupement de cinquante personnes comme le notre risque d'être impliqué malgré lui. N'avons-nous pas un look et un esprit rebelle limite casseur après tout avec notre attitude et nos regards de tendresse ?

Bref, nous prenons notre courage à deux mains pour aller au-delà des peurs… des autres.

Et là, surprise ! Arrivés au centre d'Istanbul, nous trouvons une ambiance joyeuse, festive, calme.

Les stambouliotes sont accueillants, ouverts, captivés et surpris par notre démarche. Un caravanier jongle entre la mosquée bleue et Sainte-Sophie ; les boules jaune verte et rouge volent, elles circulent entre les mains turques et les notres. Des adresses s'échangent, des bisous aussi, les hommes embrassent les femmes, les femmes embrassent les hommes, les hommes embrassent les hommes et les femmes les femmes. Un jeune homme me demande de devenir son ami sur facebook. Un cercle de danse composé tant de locaux que de caravaniers se forme. La joie est présente, l’échange spontané. Chacun accueille l'autre dans ses bras, parfois court-circuitant la barrière des langues. La délicatesse est présente et il n'y a pas de fausse pudeur, pas de fausse note.

Parfum de Bulgarie, qui nous avait aussi été dépeinte d'une façon si négative, alors que nous n'y avions trouvé que chaleur et profondeur. Nous pensons à la propension des hommes à se pourrir la vie par des peurs infondées, grand poison universel avec celui de la culpabilité.

Mais nous pensons aussi au bonheur d'être et à la paix du coeur trouvés, une fois ces poisons dépassés.

Michel Istanbul, 01.05.2010.

1er mai

Parlez-moi d’amour


La Caravamoureuse du jour : Françoise. Née à Perpignan en 1955. Mes parents m’ont donné le goût de la liberté et de la tolérence. Aujourd’hui j’habite Cessieu, en Isère. Je me suis formée à la danse, la naturopathie, l’iridologie, l’écoute, et je viens de passer mon permis D.

  • Ce qu’on a fait de plus beau par amour pour toi
  • Avoir été choisie comme mère. Pour moi c’est vraiment l’enfant qui fait la mère. Je suis comblée par la relation qui existe avec « mes » trois enfants.

 

  • Ce que tu as fait de plus beau par amour.
  • Chaque fois que j’ouvre mon cœur, « je suis une force qui va » (Victor Hugo). Chaque fois que je me libère du jugement pour n’être (naître) qu’Amour et Gratitude.
  • Quel est pour toi le symbole de l’amour ?
  • Un sourire.

 

  • Une phrase que tu aimes tout particulièrement
  • « La vie est Présent. Tout est cadeau (« Om purnamada Om Purnanida Om Purnacyate ») du parfait ne peut naître que le parfait.
  • Ce qui t’a donné envie de te joindre à la Caravane amoureuse
  • Vivre la Caravane c’est plonger dans le temps d’aimer, être toute disponible à cela en toute liberté, sans frontière, dans l’accueil des différences.

 

Instantanés

Petite danseuse

Petite fille sur une place d'Istanbul soudain s'anime. Ses bras s'élèvent, ses mains se meuvent avec grâce, le regard fier elle nous offre le temps de quelques cadences, une danse millénaire.
Isabelle

 

Art culinaire



Un repas partagé dans le seul petit restaurant "authentique" sous le Pont Galata, loin des invitations pour touristes. Là, nous sentons que chaque plat est préparé avec amour et c'est avec fierté dans le regard et le sourire que les serveurs nous présentent les mets. La nourriture comme don. La nourriture comme échange. La nourriture comme point de départ.